Transition verte : des Banques concernées par la cause environnementale

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Transition verte : des Banques concernées par la cause environnementale

Aujourd’hui, la tendance est à l’écologie, le pro-environnement et la transition verte. Nombreux sont les ménages qui modifient leurs modes de vies en cette faveur. Qu’en est-il pour les Banques ?

Ambitieuses pour un monde vert, les banques s’investissent-elles ?

Depuis 2015, et en amont de la COP21 (conférence de Paris de 2015, sur les changements climatiques), est organisé le « Climate Finance Day ». Ce programme événementiel et international, permet de réunir de nombreux acteurs majeurs dans le secteur des finances afin d’échanger et de trouver des solutions financières aux problèmes du réchauffement climatique. Au cours des années 2016-2017, une multitude de banques ont entrepris des opérations de financements et d’investissements à destination de 290 entreprises du secteur énergétique. C’est donc près de 89 projets d’énergies renouvelables qui ont été mis en place.

De plus, en parallèle des financements de projets renouvelables, quelques banques instaurent une toute nouvelle innovation pour conserver leur statut de Banque verte : elles mettent en place une plateforme qui permet à leurs communautés respectives d’échanger et de proposer des idées d’améliorations concernant les offres et services mis à leur disposition. Ces plateformes sont basées sur le principe de « co-création » et connaissent du succès puisque depuis l’ébauche du projet de 2016, une banque a relevé avoir obtenu un résultat de 4 000 idées reçues, ce qui représente près de 7 200 contributions sur cette plateforme.

Est-ce suffisant pour une transition énergétique réussie ?

Cependant, bien que de nombreux programmes soutenant la transition verte ont été mis en place, notamment dans le domaine des finances ; il reste encore une grande part de projets, dits « fossiles » qui sont financés.

En effet, d’après une étude, la propension de projets « énergies fossiles » financés par les Banques s’élève à plus de 43 milliards d’euros, alors que la propension de projets « énergies renouvelables » est d’environ 12 milliards d’euros. Pour cause, sur six banques étudiées (toutes vertes à des pourcentages différents), la part moyenne de financement de projet de « gaz-pétrole hors production électrique, de centrales gaz et pétrole et de charbon » est de 53.25%. Alors que pour des « renewable projects » (autrement dit : projets renouvelables), cette moyenne s’élève à 36,1%.

Néanmoins, cette tendance de « financement fossile » tend à disparaître car avec la mise en place de dispositifs de plus en plus pointilleux, les banques sont dans l’optique d’améliorer leurs taux de financements énergétiques. Ainsi le démontre une banque, qui chaque année rend public son mix énergétique et permet au grand public de constater que comparé à 2016, leur pourcentage obtenu en 2017 représentait 52% d’énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon) et 26% d’énergies renouvelables (éolien, solaire et hydraulique) ; soit 3,7% de moins pour l’énergie fossile et 2,5% de plus pour l’énergie renouvelable.

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