Quels emplois dans les banques pour la prochaine décennie ?

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Les clients bousculent le secteur bancaire

Les clients adoptent désormais massivement les nouvelles technologies pour accompagner leurs services bancaires tout en devenant plus actifs dans leurs décisions. Des plus, en matière d’information financière, ils disposent suffisamment d’outils pour agir sur la gestion de leurs budgets. Par conséquent, les banques perdent leurs apanages face à l’automatisation des opérations courantes plus dépendante de l’intelligence artificielle, mais aussi des plates-formes en ligne.

En outre, les opérations administratives des services financiers ne nécessitent plus autant de mains d’œuvre, alors qu’elles constituaient l’essentielle de la masse salariale. Comment les banques effectuent leurs mues sans casser leurs compétences et risquer des crises sociales? Pas si simple si l’on en croit les chiffres de l’observatoire des métiers de la banque qui pointe une érosion des effectifs. En effet, cette masse a connu une forte montée en puissance durant la dernière décennie allant jusque 434 000 personnes en 2008 pour ensuite se contracter à 413 000 personnes fin 2016.

Des emplois plus spécialisés pour apporter un service personnalisé

Les premiers chiffres sont plutôt alarmants car l’étude prévoit une disparition de 20% des métiers issus du secteur d’ici 2025. À cela, plus de la moitié vont connaître une forte mutation dans la même période. Dans cette situation, les personnels du secteur sont poussés à s’adapter à de nouveaux métiers face à ceux qui risquent de disparaître. Comme par exemple, une banque belge prépare le terrain en proposant à son personnel des programmes de reconversion dans les secteurs tendus comme celui de la santé.

Toutefois, rien n’est totalement perdu car de nouvelles perspectives pourraient s’offrir aux postes les plus qualifiés. L’étude des évolutions de la part des métiers est encore plus frappante. Les métiers de gestionnaire et de chargé d’accueil se réduisent considérablement entre 28 et 34% l’un et l’autre. En parallèle, pour répondre aux besoins d’experts, les recrutements de conseillers pour les sociétés se sont accélérés (+34 % entre 2014 et 2017), tout comme ceux de spécialistes des données. Les entreprises font face à des problématiques financières plus complexes qui exigent la prestation d’une expertise plus appropriée. C’est une opportunité dans laquelle s’engouffrent les banques. Et une bonne nouvelle pour les profils plus experts qui sont recherchés par le secteur pour s’adapter afin d’apporter plus de valeur à leurs clients.

Cependant, le secteur bancaire n’est globalement plus créateur d’emplois depuis 2010 car la masse salariale a fondu de 4% en France. Bien que cette étude soit préoccupante, le métier vit une mutation qui s’oriente vers des activités plus qualifiées et plus axées vers la technologie, le marketing et le conseil dans les années à venir.

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