Fiché Banque de France : Comment s’en défaire ?

186
views
Fiché Banque de France Comment s’en défaire

La Banque de France gère plusieurs types de fichage bancaire, que ce soit pour les entreprises ou les particuliers, car l’une de ses principales missions vise à analyser la situation économique et à noter la santé financière. La plupart du temps lorsque l’on entend parler du fichage à la Banque de  France, il s’agit soit du fichage national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers ou même du fichier central des chèques impayés.

Fiché Banque de France pour chèques impayés

Le paiement par virement ne peut entrainer de fichage en cas d’incident hormis des frais de relance. Avec ces modalités de paiement les retards, où les incidents n’entrainent que très peu de conséquences hormis des frais que peuvent prélever les banques à leurs clients. A contrario, le rejet de chèques ou de carte bancaire à de multiples reprises, entraîne un fichage bancaire qui interdit toute utilisation de son détenteur. Plus communément appelé FCC, il répertorie les personnes interdites d’utilisation d’émettre des chèques tout comme celui de leur carte bancaire. Sans régularisation des incidents de paiement, le fichage s’inscrit pour une durée de cinq ans, ce qui demeure particulièrement contraignant au quotidien. La banque peut laisser un certain délai avant d’inscrire un de ses clients sur ce répertoire pour attendre le règlement des paiements une fois le compte approvisionné.

Cette période est primordiale avant de se retrouver dans une situation impossible car il ne sera pas possible par la suite de demander un crédit. Si le fichage s’exécute malgré tout après un incident provenant d’un chèque, la Banque de France accorde un retrait de fichage bancaire, au bout de deux mois, à condition que les créances soient soldées. En ce qui concerne les cartes, la radiation peut être effective si les sommes engagées sont remboursées. Au contraire, deux ans de fichage Banque de France frappent les détenteurs de cartes qui ne règlent pas leurs créances.

En conséquence le meilleur moyen pour se voir enlever du fichage bancaire consiste à payer la totalité des sommes à rembourser. Néanmoins, il subsiste beaucoup de confusions entre une personne fichée Banque de France sur le répertoire des chèques impayés (FCC) et le répertoire des incidents de remboursement de crédit aux particuliers. Toutefois il convient de rappeler à quel point lorsque l’on vit une période difficile en matière de finances, il arrive de connaître les deux cas de figure ce qui peut expliquer ce trouble.

Fiché Banque de France sur le répertoire des incidents de remboursement des crédits

Gare aux incidents de paiement pour le remboursement d’un crédit aux particuliers car l’organisme préteur tient une arme redoutable pour forcer les emprunteurs à régulariser la situation. Tout retard de paiement entraîne un « fichage Banque de France » si aucune solution n’est trouvée dans les 30 jours qui suivent l’incident. L’emprunteur peut tout de même saisir la commission de surendettement qui inscrit le demandeur sur le fiché en FICP le jour du dépôt d’inscription. Cette procédure accompagne le fiché banque de France pour passer ce moment désagréable dans de meilleurs conditions. Laisser trainer la situation n’aide pas le fiché bancaire alors qu’une assistance facilite les relations entre le débiteur et les créanciers. A cela, ce fichage n’interdit pas totalement l’accès aux crédits, mais il devient un poids sur chaque dossier envoyé. En outre, le fiché Banque de France ne pourra lever lui-même son inscription car il s’agit de la banque prêteuse qui elle seule possède ce privilège.

Pour faire la levée de son fichage bancaire, l’emprunteur met ses moyens disponibles pour rembourser le crédit. Si l’organisme financier tarde à lever la sentence, le demandeur peut relancer dans un premier temps son créditeur. Parfois il arrive que des organismes ne jouent pas le jeu ou oublie tout simplement de lever le « fichage banque de France ».  Pour ce faire, l’emprunteur demande une conciliation avec un médiateur de l’établissement concerné pour obtenir gain de cause.  

PARTAGER